Belvezet est situé en Lozère, sur les chemins de randonnées GR7 et GRP Tour de Margeride, entre Chasseradès, Montbel et Le Bleymard, près des sources du Chassezac et de l'Allier. Randonnées, pêche, VTT, champignons, détente, informations pratiques.

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)

Belvezet en Lozère
Alt. 1197m.

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)

 

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)"Aux alentours de Belvezet, à perte de vue, c'est une succession de chaînes, de collines... "Si vous montez sur une éminence, ce n'est que pour voir de nouvelles lignes de sommets plus éloignés. ...Et à présent, vous devez vous demander si, quand tout est fait, vous ne feriez pas mieux de vous asseoir chez vous au coin du feu et d'être heureux en pensant..." R.L. Stevenson.

Le voyage se termine à la gare de Belvezet et sa voie ferrée qui relie Mende à La Bastide-Puylaurent via Allenc, Belvezet et Chasseradès. La ligne est souvent prise par les congères en hiver, on a dû construire des tunnels de protection. C'est un excellent moyen de transport peu onéreux, très agréable et unique en France. Vous pourrez aussi monter dans le train avec votre vélo. Pour l'arrêt, il faut signaler sa présence sur le quai de la gare par un grand signe de la main.

Tourisme à Belvezet à l'époque
De La Bastide à Mende (chemin de fer, 48 km; route de 49 km Ouest-Sud-Ouest, traversant le causse de Montbel). On franchit l'Allier et l'on suit à gauche la route C. 6 qui remonte le vallon supérieur de cette rivière sur environ 7 km; puis elle franchit avec la voie ferrée, à 1.175 m. d'altitude, un seuil qui la fait passer du vallon supérieur de l'Allier dans celui du Chassezac.
Chasseradès (1.150 m.), d'où l'on peut gagner en 1 h. 15 la source de l'Allier; église romane avec tour de défense.
La route, remontant jusqu'à Belvezet le vallon supérieur du Chassezac, passe sous le beau viaduc de Mirandol. — 12 km 5. A gauche s'embranche une petite route qui monte à travers bois à montagne du Goulet (1.499 m.; 6km 5 jusqu'au terminus de la route et 30 min. à pied). 16 km 5. On laisse à droite Saint-Frézal-d'Albuges qui a une église romane.
17 km 5. Belvezet (1.197 m.), village situé au milieu de valonnements cultivés, près des sources du Chassezac; ascension en 1 h. 33 du Mourre de la Gardille (1.501 m.). La route s'élève sur le causse. 22 km 5. Montbel (1.224 m.), 399 hab., sur le causse du même nom. Le causse de Montbel représente une pointe poussée par le jurassique des Causses au milieu des roches anciennes du Gévaudan. C'est, un causse à son premier stade, où les eaux n'ont pas encore creusé leurs galeries souterraines et leurs cagnons: il y a pourtant quelques avens.

Le causse de Montbel, "toit de la France", joue un rôle hydrographique très important: les eaux s'en écoulent au Sud-Est vers le Chassezac et le Rhône, au Nord vers l'Allier et la Loire, à l'Ouest vers le Lot, la Truyère et la Garonne. Cette triple borne de partage est prolongée au Nord-Est et au Sud-Est par les Cévennes, au Nord-Ouest par le plateau du Roi et les monts de la Margeride . Ce causse est d'un climat très rude et ses ressources ne peuvent être que pastorales: 50.000 moutons, transhuBelvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)mant du Languedoc par ses "drailles", viennent paître l'herbe fine, courte et sèche de ses plateaux.
A l'Ouest de Montbel, la route C. 6 rejoint (27 km) la route N. 88. 28 km Col de la Pierre Plantée (1.264 m.): de là à Mende, 22 km par la route N. 88.

Le plateau de Montbel
Tout petit causse au pied du Mont Lozère de 23 km2. causse margeride. Ce plateau calcaire est blotti entre Margeride et Cévennes et il partage ses eaux sur les 3 bassins versants : Loire, Garonne et Rhône. Ici prends forme le nom du "Pays des Sources" souvent donné à la Lozère. A 1200m d'altitude, le plateau de ce causse se retrouve en léger contrebas des monts qui l'entourent : montagne du Goulet au sud, massif de Mercoire à l'est, plateau de Margeride à l'ouest et au nord. C'est une vision étonnante en se baladant de découvrir cette plaine cultivée traversée par une ligne de chemin de fer enserrée de collines boisées.

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)Lorsqu'on vient du nord, rien n'indique que cette plaine est en fait un causse de calcaire : le granite est encore bien présent, dans les pâtures et les prairies comme dans l'architecture du village de Montbel. Il faut poursuivre vers le sud de la plaine pour apercevoir le calcaire sur le bâti de Belvezet. Dans l'espace agricole, ce sont les molles ondulations d'effondrements, pareilles à de vieux trous de bombes, qui trahissent discrètement dans le paysage la présence des nombreux gouffres, caractéristiques des sols karstiques. Au sud du plateau de la Margeride, dominée par les pentes boisées de la montagne du Goulet, une petite plaine aux reliefs très aplanis dessine un nouveau paysage, remarquable et atypique dans le contexte margeridien. Elle s'étend d'est en ouest sur 6 kilomètres pour 13 kilomètres de largeur environ.
La plaine de Montbel est bien un causse : les dépôts marins de sédiments hérités de l'ère Secondaire n'ont pas été déblayés par l'érosion, restés piégés dans ce fond, comme protégés par la platitude même du relief, qui offre d'autant moins de prise au travail érosif de l'eau que celle-ci s'infiltre directement dans le sous-sol karstique et perméable.

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)La montagne, pour les troupeaux bas-languedociens et leurs bergers, c'était d'abord la Montagne de Lozère ou Mont-Lozère, pour laquelle nous disposons du témoignage fort intéressant du naturaliste de Genssanne qui écrivait en 1776: Elle (la montagne de Lozère) est presque entièrement couverte de gazon et passablement arrosée d'excellentes sources. Il y a même quelques petits hameaux dans les parties qui sont le plus à l'abri du vent et l'on y essarte le gazon, c'est-à-dire qu'on le fait brûler. Après quoi, on l'étend sur la place pour y semer du seigle qui y vivent très bien. Mais toute la partie élevée de cette montagne consiste en vastes pâturages et fournit annuellement à plus de 60 000 moutons qui y paissent depuis le commencement mai jusqu'à la fin septembre, et cela indépendamment d'un nombre prodigieux d'autres bestiaux.

La Margeride aussi était fortement prisée des transhumants, plus particulièrement sa partie méridionale et élargie, le plateau du Palais du Roi, dont le rebord, haché de failles, domine en abrupt la vallée du Lot et les plateaux calcaires des Petits Causses, plus communément appelés Plaine de Montbel. Les plateaux qui flanquent, à l'Est et à l'Ouest, les lourdes croupes de la Margeride, accueillaient un nombre important de transhumants, telles les paroisses des actuels cantons de Châteauneuf-de-Randon, de Grandrieu et de Saint-Germain-du-Teil.

Les troupeaux de moutons transhumants provenaient pour l'essentiel, des paroisses du diocèse de Montpellier, échelonnées le long de la très ancienne route menant à Saint-Hypolithe-du-Fort : celles des garrigues au nord-est de Montpellier (Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Martin-de-Londres, Castries Vendargue...), des environs du Pic Saint-Loup, sans compter quelques paroisses du bord de mer (Mireval, Frontignan, Vit, Balaruc). Quant à la garrigue nîmoise et à la région d'Alès, M. Pierre Bozon a montré que leurs troupeaux transhumaient de préférence sur les plateaux du Haut-Vivarais.

Le tracé des mutes de la transhumance, ces Drayes (ou Drailles) qui remontent certainement à la protohistoire. Mais suivons les indications données par P. Mates dans sa thèse qui demeure encore le meilleur état de la question. La principale de ces drayes était celle de la Margeride qui traversait la Montagne de Lozère ; celle de l'Aubrac aboutissait aux plateaux entre l'Aubrac et la Margeride et elle projetait des diverticules en direction du versant occidental de la Margeride (montagne de la Boulaine).

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)Ainsi définie, la transhumance s'intégrait parfaitement au système agro-pastoral du Haut-Gévaudan ; on peut même ajouter qu'elle en constituait la pièce maîtresse car elle seule permettait de couvrir les besoins en céréales (au premier rang desquelles le seigle) des villages montagnards. Même si, comme nous le pensons la population du Gévaudan a stagné ou tout au plus très faiblement augmenté au cours du XVIIème siècle, la production céréalière se heurtait, sur ces hautes terres froides aux sols pauvres et légers, trop souvent acides, au manque de fumier car l'élevage, peu développé, ne disposait que des espaces vraiment impropres aux cultures selon les critères de l'époque. Dès lors, la transhumance offrait l'unique possibilité de fumer suffisamment les terres sans augmenter le cheptel villageois, ce qui n'eût pu se faire qu'aux dépends des cultures céréalières indispensables à la survie des communautés paysannes. On en vint à la mise au point empirique du système des nuits de fumade (ou de fumature) sans que l'on puisse en préciser la Genèse. Tel qu'il apparaît à travers les compoix et les délibérations des communautés villageoises, il se résout en un bail d'échanges mutuels de services qui associe les parties contractantes : le propriétaire du troupeau transhumant (dans la plupart des cas son ou ses représentants) et la communauté villageoise qui accueille le troupeau sur ses communaux, herbages ou pâtis (les herbages champestres selon l'expression des contrats d'affermé), moyennant le payement soit d'un droit global et forfaitaire pour l'ensemble du troupeau, soit d'une taxe par tête de mouton. Le troupeau, auquel dans la plupart des cas se joignait le troupeau du village, devait séjourner sur le terroir villageois, et d'abord sur les champs, après la moisson et le glanage. Chaque soir, le berger enfermait ses bites dans un parc formé de claies de bois.

Les déjections, accumulées pendant la nuit, enfouies à l'araire, enrichissaient le sol. Très tôt, la communauté villageoise sut résoudre les litiges suscités par la répartition des nuits de fumature. Les paysans les moins pauvres (ou les plus à l'aise) s'efforçaient d'imiter les propriétaires fonciers (bourgeois, nobles ou ecclésiastiques) qui s'attachaient à retenir le plus longtemps possible sur leurs terres les moutons transhumants, au détriment des plus pauvres. Contre ces abus, les communautés villageoises édictèrent des règlements qui asseyaient la répartition des nuits de fumature sur l'importance des exploitations évaluée, avec plus ou moins d'arbitraire, par leur allivrement, ou quote-part de taille. Nous publions en annexe la répartition des nuits de Fumade entre les habitants de Laubert (paroisse d'Allenc) en 1736; ce document a été publié par le chanoine Félix Remize dans sa monographie: Allenc, sa paroisse, sa baronnie. (Archives Gévaudanaises; T. V. Mende - 1921).

Belvezet en Lozère (GR7, Tour de Margeride)A la longue, les nuits de fumature devinrent partie intégrale du patrimoine paysan. On les retrouve aussi dans les aveux et les dénombrements féodaux, dans les reconnaissances des tenanciers envers leur seigneur. Cessibles, transmissibles par legs ou héritages, assimilées aux terres qu'elles fécondaient, elles acquirent leur valeur propre et devinrent objets de transaction. On aboutit à ce paradoxe que, dans de nombreux cas, les nuits de fumature valaient plus cher que la terre elle-même. Ainsi, à Belvezet (paroisse de Chasseradès), entre 1630 et 1660: sur les 106 champs recensés par le compoix, 94 étaient estimés moins de 5 livres ; par contre, 44 nuits de fumature sur 50 étaient estimées entre 5 et 10 livres. Dans ce cas précis, les nuits de fumature valaient donc 1 fois 1/2 à 3 fois plus cher que les champs qu'elles engraissaient.

La transhumance, outre son rôle agronomique, a contribué à l'affirmation de la communauté villageoise face à la puissance seigneuriale, tout en l'ouvrant sur le monde extérieur. Un indice ne trompe pas : dans tous les cas, c'est la communauté villageoise elle-même, sans passer par les officiers seigneuriaux, qui conclut les baux s'afferme les terres champestres devant le notaire, avec les bayles, représentants des nourriciers (propriétaires) des troupeaux. La pratique de la transhumance a peu à peu renforcé la notion de communal villageois l'ancêtre des biens sectionnaux, des communaux ; et aussi la communauté d'intérêts, la conscience collective du village sans oblitérer, toutefois, les antagonismes sociaux à l'intérieur de la communauté.

 

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